Mon dernier souvenir de l'Orangerie remontait au passage de Franck Black alors qu'il prêchait la bonne parole avec ses "Catholics" aux faux airs de Pixies. Autant dire que la barre était placée haute hier soir pour les Girls In Hawaii et leur première partie, les parisiens d' Exonvaldes.

La soirée commençait bien.
Après avoir réussit à me faire refourguer un immonde bic UNICEF par une belle blonde dans la file d'attente (bonne cause quand tu nous tiens), le gros costaud à l'entrée mit 10 minutes à dechirer mon billet, laissant passer devant moi autant de personnes pouvant prendre ma place au devant de la scène. L'Orangerie étant une petite salle conviviale, j'étais heureusement encore assez bien placé.

Après un spot humanitaire sur les méfaits du travail forcé des enfants et un petit speech bilingue de l'UNICEF et ce, malgré l'absence évidente de néérlandophone dans l'assemblée, entrent en scène les parisiens totalement inconnus d'Exonvaldes. Proposant un spectacle à la fois frais et amusant ( 2 cordes cassées en 5 min et panique pour les musciens ), les 4 jeunes hommes ont su suprendre avec un rock tantôt doux, tantôt nerveux, sur les traces altérnatives des Sonic Youth et autres PJ Harvey.

Une petite heure bien agréable donc avant qu'arrive le groupe phare de la soirée avec le fringant Antoine en jeans et chemise rayée. Proposant l'entierté de leur répertoire orné de nouveaux arrangements, c'est un Girls In Hawaii surprenant par sa qualité et son professionnalisme qui est apparu hier. Avec un "The Fog" nerveusement éclatant voyant le chanteur/leader du groupe se rouler par terre comme à la grande période du grunge, et un "Flavor" de 20 minutes très altérnatif à la sauce "Again" d'Archive, le groupe s'est baladé, s'amusant de tout et riant de rien, dans une musique digne des plus grandes formations anglo-saxonnes.

Il faut reconnaitre aussi le soin apporté à la mise en scène avec des jeux de vieilles télévisions et un écran géant projetant des films en noir et blanc aux montages particuliers de plans d'intérieurs et de vues de la mer du nord.

Girls in Hawaii semblent être en bonne voie pour devenir un des hérauts du rock belge (voire même wallon), surtout qu'Antoine nous a avoué avoir très envie d'entrer en studio pour de nouveaux morceaux qui seront, espérons-le, tout aussi inspirés que le magnifique "From Here to There".

Seule petite "déception" du côté du public qui m'a semblé tiede et peu remuant malgré la fievre scénique des musiciens.
Pas de "pogo" ni de "crowd surfing" comme lors des prestations festivalières du groupe, mais dans une salle de 700 places comme l'Orangerie qui s'en plaindra...

Le groupe cherche en passant des écrans de TV en bonne état pour remplacer leur matériel. Si vous en avez dans votre grenier, envoyez leur un courriel à info@girlsinhawaii.be, ils vous les échangeront contre un album ou des places de concert :note: