Bruxelles Schuman. Je sors du métro et j'arrive - comme il se doit - 13 secondes en retard pour mon train. Qu'à cela ne tienne, me dis-je en mon moi-même, je vais patienter. Ce n'est jamais qu'une demi-heure à attendre et l'environnement idyllique dans lequel je baigne à cet instant me fait oublier presque instantanément cette correspondance manquée : une odeur de voyageurs ayant trop voyagé mêlée au goût métallique des rails qui ne fatiguent pas de voir se déverser à chaque heure du jour des milliers de personnes, toutes plus souriantes les unes que les autres, en route pour leurs lieux de travail respectifs.